Apprentissage, temps partiel et primes (2026)
Dernière mise à jour : avril 2026 — Montants SMIC alignés sur la revalorisation au 1er janvier 2026 ( 1 823,03 € brut/mois, 12,02 €/h).
Ce guide regroupe trois sujets souvent liés au salaire brut : la rémunération minimale en apprentissage, les règles du temps partiel par rapport au SMIC, et le rôle des primes dans la rémunération. Les chiffres ci-dessous pour les apprentis reprennent la grille publiée sur service-public.fr (contrat d’apprentissage) ↗.
1. Rémunération minimale de l’apprenti
L’apprenti perçoit une rémunération au moins égale à un pourcentage du SMIC brut, selon son âge et sa progression (1re, 2e ou 3e année du cycle). À partir de 21 ans, le texte prévoit souvent le plus élevé entre un pourcentage du SMIC et un pourcentage du salaire minimum conventionnel (SMC) applicable à l’emploi occupé, lorsque le SMC est plus favorable que le SMIC. À 26 ans et plus, la rémunération minimale est celle du SMIC (ou du SMC si plus favorable), soit 100 % du SMIC dans les lignes « légal » ci-dessous.
Les montants en euros du tableau suivant sont ceux indiqués sur la fiche officielle pour un SMIC mensuel de 1 823,03 € (base 35 h/semaine).
| Situation | 1re année | 2e année | 3e année |
|---|---|---|---|
| 16 à 17 ans | 27 % du SMIC — 492,22 € | 39 % du SMIC — 710,98 € | 55 % du SMIC — 1 002,67 € |
| 18 à 20 ans | 43 % — 783,90 € | 51 % — 929,75 € | 67 % du SMIC — 1 221,43 € |
| 21 à 25 ans | Le plus élevé entre 53 % du SMIC (966,21 €) et 53 % du SMC | Le plus élevé entre 61 % du SMIC (1 112,05 €) et 61 % du SMC | Le plus élevé entre 78 % du SMIC (1 421,97 €) et 78 % du SMC |
| 26 ans et plus | 100 % du SMIC (1 823,03 €), ou le plus élevé entre le SMIC et le SMC selon la fiche officielle (toutes années) | ||
Cas particuliers (moins de 16 ans, licence pro en 1 an, majoration de 15 points, changement d’âge le 1er du mois suivant l’anniversaire, etc.) : voir la même fiche F2918 ↗. Simulateur officiel d’estimation : R63645 ↗.
2. Temps partiel et SMIC
Le travail à temps partiel est une durée inférieure à la durée légale ou conventionnelle du temps plein dans l’entreprise (souvent 35 h). La rémunération est en principe proportionnelle à celle d’un temps plein pour un poste comparable.
Le SMIC horaire (12,02 € brut/h au 1er janvier 2026) sert de plancher : on ne peut en général pas rémunérer une heure travaillée en dessous de ce taux (sauf minima conventionnels plus élevés). Le salaire mensuel d’un temps partiel s’obtient en appliquant ce principe à la durée contractuelle (voir également notre page SMIC 2026).
La durée minimale hebdomadaire d’un temps partiel dépend du droit conventionnel et, à défaut, du cadre légal (notamment règles sur un minimum d’heures et dérogations possibles sur demande du salarié ou dans certains types de contrats). Pour le détail à jour : Temps partiel (secteur privé) — Service-Public ↗, travail-emploi.gouv.fr ↗.
3. Primes et salaire brut
Les primes (d’objectifs, d’ancienneté, de panier, exceptionnelles, etc.) n’ont pas toutes le même régime : certaines constituent du salaire et gonflent le brut imposable ; d’autres relèvent de remboursements de frais ou de dispositifs spécifiques selon les règles en vigueur. L’assiette des cotisations sociales est calculée selon la nature de chaque élément — la documentation URSSAF ↗ et les fiches Service-Public (SMIC, rémunération) ↗ permettent de ne pas confondre « prime affichée » et « élément soumis à cotisations ».
Notre calculateur travaille à partir d’un montant global (brut ou net) : il ne ventile pas automatiquement chaque type de prime. Pour une situation avec primes multiples ou exonérations spécifiques, croisez le résultat avec votre bulletin de paie ou un professionnel.